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Méthode de validation pour les patients désorientés : quelle place pour l’audioprothésiste ?

L’accompagnement par méthode de validation dans le cadre de la prise en charge de personnes désorientées semble devenir incontournable dans les outils de prise en charge utilisés en institution gérontologique. Cet accompagnement neurosensoriel appliqué de manière humaniste, vivant et surtout positif permet une diminution des traitements médicamenteux en favorisant la communication.
Comment l’audioprothésiste peut-il envisager sa prise en charge en intégrant efficacement le travail d’équipe mis en place autour du patient ?

L’accompagnement par méthode de validation

Cette méthode également appelée « Validation affective » ou « thérapie par empathie » a d’abord été théorisée par Naomi Feil. Son objectif est de faire exister la personne par le biais d’un cocktail d’approches de communication verbales et non verbales. D’arriver à une homéostasie (stabilisation physiologique) en permettant à la personne de reconnaître ses émotions afin de les apaiser. Le soignant n’est pas là pour gérer les émotions de son patient mais pour les accueillir.
Le soignant doit alors s’accorder avec son patient :

Accordage émotionnel : être en condition optimale afin d’être réceptif aux besoins du patient.

Accordage relationnel : ne pas être dans le jugement et garder une posture empathique.

Accordage thérapeutique : ne jamais remettre en question ce que dit la personne désorientée.

Intérêts de la méthode de validation

En améliorant la communication, les soignants permettent de maintenir des liens authentiques avec la personne âgée.

Cela contribue à trouver ou préserver une sécurité affective et environnementale, à valoriser le sentiment de sa valeur personnelle, son estime de soi.

Favoriser l’expression de ses émotions permet de réduire l’anxiété et améliore son bien-être subjectif.

Certaines personnes confrontées à des souvenirs de problèmes non résolus et refoulés depuis longtemps et qui n’arrivent pas à contrôler leurs émotions peuvent parfois, grâce à cet accompagnement, retrouver une certaine sérénité.

Prise en charge pluridisciplinaire, du soignant habituel à l’audioprothésiste

La prise en charge audioprothétique nécessite un grand nombre de rendez-vous pour être efficace. L’audioprothésiste doit tenir compte des capacités auditives et de l’état de santé général du patient.

Il est en lien avec l’équipe soignante qui lui transmet toutes les informations nécessaires à une prise en charge adaptée du patient. Si l’équipe a mis en place une logique de méthode de validation, alors l’audioprothésiste peut en devenir l’un des acteurs.

La méthode de validation peut être appliquée au moins dans ses principes auprès de tous les patients désorientés.

La notion d’accordement est la base. Si l’audioprothésiste n’est pas concentré sur son patient il ne pourra pas répondre aux sollicitations de celui-ci. Les échanges verbaux ne représentent qu’une partie de la communication, l’audioprothésiste doit être concentré aussi sur les autres moyens de communication du patient (le paralangage : mimiques, gestuelle, regards…). Il ne faut pas hésiter à utiliser le toucher ou le chant pour créer de l’interaction avec le patient. Il faut essayer de nommer les émotions, être authentique et ne pas se considérer comme un sachant. Eviter les questions comme « Ça ne va encore pas ? » pour privilégier des questions comme « Comment vous pensez que l’on peut faire ? ».

Pour ne pas contrarier le patient, il faut lui laisser faire le chemin, reformuler parfois en utilisant des exemples extrêmes. Par exemple : si la personne dit qu’elle est gênée par son nouvel embout, essayer de comparer la sensation avec une autre plus intense.

Mais, le plus important est d’être dans le bon état d’esprit au moment du rendez-vous. Chaque patient est unique et un patient désorienté réclame toute l’attention du soignant.

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